Des chercheurs ont récupéré de l’ADN microbien vieux de plus d’un million d’années à partir de restes de mammouths, identifiant des bactéries qui vivaient avec les animaux et ouvrant une nouvelle fenêtre sur la santé ancienne.
Des restes de mammouth livrent le plus ancien ADN microbien associé à un hôte connu
Une équipe internationale de scientifiques a récupéré de l’ADN microbien vieux de plus d’un million d’années à partir des restes de mammouths laineux et des steppes, le plus ancien ADN microbien associé à un hôte jamais identifié. Les résultats, publiés dans la revue Cell le 5 septembre 2025, ont été dirigés par des chercheurs du Centre for Palaeogenetics, une initiative conjointe de l’Université de Stockholm et du Musée suédois d’histoire naturelle, avec Benjamin Guinet comme premier auteur et Tom van der Valk comme auteur principal.
L’équipe a analysé 483 spécimens de mammouth et en a séquencé 440 pour la première fois, cherchant non pas l’ADN des animaux eux-mêmes, mais les traces génétiques des bactéries qui vivaient en eux et sur eux. Ils ont trouvé des parents de microbes comme Actinobacillus, Pasteurella, Streptococcus et Erysipelothrix, dont certains peuvent causer des maladies, et reconstitué des génomes partiels d’Erysipelothrix à partir d’un spécimen d’environ 1,1 million d’années. Les résultats suggèrent que ces lignées microbiennes ont persisté aux côtés des mammouths pendant des centaines de milliers d’années sur de vastes aires géographiques.
“Les résultats, publiés dans la revue Cell le 5 septembre 2025, ont été dirigés par des chercheurs du Centre for Palaeogenetics, une initiative conjointe de l’Université de Stockholm et du Musée suédois d’histoire naturelle, avec Benjamin Guinet comme premier auteur et Tom van der Valk comme auteur principal.”
L’importance réside dans le recul de la frontière de ce que l’ADN ancien peut révéler. Jusqu’à présent, récupérer les signatures génétiques des microbes d’un animal disparu depuis un passé aussi lointain était largement hors de portée. Pouvoir étudier les microbes qui vivaient avec les mammouths ouvre une voie pour comprendre les maladies qu’ils affrontaient et la façon dont leurs compagnons microbiens ont pu influencer leur biologie, leur adaptation et même leur extinction finale.
Les chercheurs sont prudents à juste titre. Distinguer des microbes véritablement anciens et associés à l’hôte d’une contamination environnementale ultérieure est un défi majeur, et l’équipe a utilisé des méthodes d’authentification rigoureuses pour étayer ses conclusions. Certaines interprétations ne se confirmeront qu’avec des travaux supplémentaires. Néanmoins, l’étude marque une réelle expansion de la paléogénétique, montrant que le passé lointain conserve non seulement les génomes de géants disparus, mais aussi les empreintes génétiques fantomatiques des minuscules organismes qui partageaient leur monde.
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Good News Good Vibes. (2025, September 5). Mammoth Remains Yield the Oldest Host-Associated Microbial DNA Yet. Retrieved from https://goodnewsgoodvibes.com/fr/article/oldest-host-associated-microbial-dna-woolly-mammoth-million-years-2025
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Dernière révision: 5 septembre 2025
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