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La France Crée Sept Réserves Biologiques et en Étend Deux, Protégeant 157 000 Hectares de Forêt Supplémentaires

Le 9 juin 2026, la France a annoncé sept nouvelles réserves biologiques et l’extension de deux autres, plaçant 157 000 hectares de forêt supplémentaires sous protection renforcée. La quasi-totalité de cette superficie se trouve en Guyane française, et ces réserves augmentent la part du territoire français sous “protection forte” en route vers l’objectif de 2030.

EnvironnementÉquipe éditoriale GNGV5 min de lectureRevu le 28 septembre 2026

La France a discrètement agrandi l’un de ses biens naturels les plus précieux : ses forêts protégées. Le 9 juin 2026, le gouvernement français a annoncé la création de sept nouvelles réserves biologiques et l’extension de deux réserves existantes, plaçant 157 000 hectares de forêt supplémentaires sous protection renforcée. Comme l’a rapporté Euronews, cette décision porte à 276 le réseau national de ces réserves.

Les forêts nouvellement protégées couvrent des univers très différents. L’immense majorité de la superficie — environ 156 290 hectares, soit près de 99,5 % — se trouve dans une seule réserve de forêt tropicale en Guyane française, territoire d’outre-mer de la France sur la côte nord de l’Amérique du Sud. Les autres réserves sont bien plus petites, couvrant ensemble moins de 1 000 hectares, mais elles préservent une riche variété d’habitats métropolitains, des forêts de montagne aux forêts méditerranéennes. Plusieurs seront laissées en libre évolution, sans exploitation forestière ni autre forme d’exploitation, tandis que d’autres seront gérées activement pour protéger des espèces et des habitats vulnérables.

Cette extension s’inscrit dans un engagement national plus large. Elle porte la part du territoire français sous ce que le gouvernement appelle “protection forte” — des zones où les activités humaines nuisibles sont fortement restreintes — à 6,43 %, en route vers un objectif de 10 % d’ici 2030. La France s’est engagée à placer 250 000 hectares de forêt supplémentaires sous protection d’ici la fin de la décennie, dont 180 000 hectares réservés à la Guyane française. “Concrètement, cela se traduit par moins de pression sur les milieux naturels et une protection renforcée des espèces et des habitats”, a déclaré Monique Barbut, ministre de la Transition écologique. Cet effort nourrit directement l’objectif mondial “30x30” de protéger 30 % des terres et des mers de la planète d’ici 2030.

Ce qui rend les réserves biologiques si particulières, c’est ce qu’elles permettent aux forêts de faire : tout simplement vieillir. Dans ces espaces, les arbres anciens restent debout, les troncs tombés se décomposent là où ils gisent, et les rythmes lents et désordonnés d’une forêt sauvage — la décomposition, la régénération et le retour de champignons, d’insectes et d’oiseaux rares — peuvent se dérouler sans interruption. Les forêts anciennes et intactes stockent d’énormes quantités de carbone et abritent des espèces qui ne peuvent survivre dans une forêt exploitée. À une époque où les protections forestières sont assouplies dans certaines parties du monde, le choix de la France de réserver davantage d’espace à la nature rappelle utilement que les gouvernements peuvent encore adopter le temps long — laisser une forêt être une forêt, pour elle-même et pour les générations qui marcheront un jour sous sa canopée.

Sources

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