Des chercheurs de l’Université de Houston ont amené une céramique à base de mercure à supraconduire à 151 Kelvin sans pression soutenue, la plus haute température de transition à pression ambiante jamais enregistrée.
Des physiciens établissent un nouveau record de supraconductivité à pression ambiante
Des physiciens de l’Université de Houston ont battu un record vieux de plusieurs décennies, portant à 151 Kelvin, soit environ moins 122 degrés Celsius, la température à laquelle un matériau devient supraconducteur à la pression atmosphérique ordinaire. Rapporté le 9 mars 2026, le résultat dépasse le précédent record de 133 Kelvin à pression ambiante et constitue la plus haute température de transition jamais mesurée à pression ambiante depuis la découverte de la supraconductivité, en 1911.
Les supraconducteurs transportent l’électricité avec une résistance nulle, c’est-à-dire sans perdre d’énergie sous forme de chaleur, mais historiquement seulement à des températures extrêmement froides ou sous des pressions écrasantes peu pratiques pour un usage quotidien. L’équipe de Houston, dirigée par les physiciens Ching-Wu Chu et Liangzi Deng du Texas Center for Superconductivity, a travaillé avec une céramique d’oxyde de cuivre à base de mercure bien connue, appelée Hg1223. Leur innovation clé est une technique appelée trempe sous pression : ils ont appliqué une pression intense pour améliorer les propriétés supraconductrices du matériau, puis relâché rapidement cette pression tout en le maintenant froid, verrouillant l’état amélioré sans aucune pression continue.
“Rapporté le 9 mars 2026, le résultat dépasse le précédent record de 133 Kelvin à pression ambiante et constitue la plus haute température de transition jamais mesurée à pression ambiante depuis la découverte de la supraconductivité, en 1911.”
Le travail a été publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. En démontrant qu’une température de transition élevée peut être préservée à pression ambiante, les chercheurs offrent une nouvelle stratégie dans la longue quête de matériaux qui supraconduisent plus près des conditions quotidiennes, une avancée qui pourrait à terme transformer les réseaux électriques, l’imagerie médicale et les transports.
La percée s’accompagne de limites honnêtes. À 151 Kelvin, le matériau nécessite encore un refroidissement important, loin du supraconducteur à température ambiante qui reste le Graal de la physique, et les échantillons trempés sous pression doivent être étudiés avec soin pour comprendre la réelle stabilité de l’état dans le temps. Malgré tout, faire tomber un plafond vieux de plusieurs décennies est une étape importante. Cela valide la trempe sous pression comme un outil réel et redonne au domaine le sentiment que l’écart vers la supraconductivité pratique, bien qu’encore large, se réduit peu à peu.
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Good News Good Vibes. (2026, March 9). Physicists Set a New Ambient-Pressure Superconductivity Record. Retrieved from https://goodnewsgoodvibes.com/fr/article/superconductivity-ambient-pressure-record-151-kelvin-houston-2026
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Dernière révision: 9 mars 2026
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